Frederick Sigrist fait son méchant garçon
Par Claire Maingon
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Qui dira que Frederick Sigrist est un méchant garçon? Peut-être que c'est lui qui le dit. Et c'est ce que euvent vérifier, avec plaisir, les spectacteurs du Funanbule, sympathique salle montmartroise. C'est tout au long de ce mois de mai que le show-man opère. La grande classe, quoi. Mais seulement du mardi au jeudi, faut pas déconner non plus. Notre meilleur ennemi est le fruit d'un savoureux métissage : la lorraine/la guadeloupe. Le choc des cultures, quoi. C'est un pur autodidacte de la prose, et son premier spectacle, Monsieur Sigrist l'a monté à peine le bacho en poche. Puis, les choses se sont enclenchées doucement mais sûrement, genre je me fais mettre en scène par Bertrand Constant et je joue pendant 8 mois au Théâtre Bourvil. C'est le même qui le met en scène aujourd'hui.
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L'inde se raconte et se chante
Par Claire Maingon
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J'ai déjà eu le plaisir de faire un cours de Yoga avec Edith Albaladejo, mais j'ignorais que cette sympathique professeur était aussi une conteuse. Le 24 mai, elle vous propose de la retrouver sur la scène du café littéraire Le Petit Ney, qui se trouve avenue la porte Montmartre. Edith ne sera pas seule, elle est accompagnée de la troupe "Contes à croquer", un collectif d'artistes. C'est sympa, on peut assister au spectacle en dinant, pour une formule à portée de toutes les bourses : 11 euros. Ce spectacle est tout public, même pour les enfants à partir de 6 ans! Ce sont des contes en gestes et en rythmes, qui nous racontent aussi des histoires dont vous êtes le héros. Les spectacteurs sont invités à mettre leur grain de sel, dans une ambiance conviviale et festive.
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Dard Dard
Par Claire Maingon
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Cruel et drôle sont les deux adjectifs que l'on aura spontanément envie d'associer à la pièce jouée en ce moment au Théâtre Akteon, dans le 11e arrondissement. C'est Dard Dard, une vraie comédie insecticide. Le texte est signé Freddy Viau et c'est une histoire de jardinage. Enfin, presque. Plutôt l'histoire d'un jardinier qui regarde les insectes sur sa pelouse et leur micro-société. Amusante mise en scène, qui regarde-qui? La pièce connait un beau succès et de bons échos dans la presse. On rit beaucoup, notamment grâce à l'excellent prestation des comédiens: Marie-Béatrice dardenne, Régis Chaussard et encore Freddy Viau lui même. En prime, la voix de Jan Guidoni accompagne les acteurs...
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L'Espagne contemporaine danse au Châtelet
Par Claire Maingon
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Comme vous l'avez peut-être remarqué, personnellement, je suis assez fan de la programmation du Théâtre du Châtelet. Toujours d'excellent niveau, à des prix abordables, pour passer une après-midi ou une soirée qui fait rêver. Qui me fait plus rêver, en tout cas, que le cinoche. Aussi, je ne peux que m'empresser de vous signaler le prochain grand rendez-vous de danse qui s'y prépare : l'invitation faite à la Compania Nacional de Danza, dirigée par Nacho Duato. Il est le chorégraphe de cette splendide compagnie, qui mélange le régistre mélancolique et contemporain. Ici, en plus, le spectacle profietra des talents de metteur en scène de Tomaz Pandur, slovène d'origine, qui s'inspirera pour la création des décors du film de Wim Wenders Les Ailes du désir. Duato figure également sur les planches dans cette création puisqu'il incarnera un ange ayant renoncé à ses ailes et aux cieux réputés plus cléments pour rester aux cotés des humains et de leur funeste destinée. Que de la poésie. On réserve pour tous les soirs, entre le 12 et le 16 mai. Les tarifs débutent seulement à 10 euros!
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Mats Ek dansé à Paris
Par Claire Maingon
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A l'Opéra Garnier, on a depuis avant-hier le plaisir de pouvoir assister à un très beau spectacle mis en scène et choérgraphié par Mats Ek, ancien directeur du Ballet Cullberg (il est sudédois d'origine). Il s'agit pour une part de La Maison de Bernarda, qui fait son entrée au répertoire. Les musiques mélangent à la fois le répertoire de Bach et les musiques traditionnelles espagnoles. C'est osé. L'histoire est une libre interprétation à partir du drame de Frederico Garcia Lorca, d'où le choix conjugué des deux répertoires musicaux. Audacieux. Quant au deuxième ballet, il s'agit de Une sorte de... qui est une sorte de fantasia d'un genre à part, qui plonge dans le monde du rêve et du cauchemar, un peu à l'image d'une toile de Füssli. Bien sur, sur scène, les étoiles, lespremiers danseurs et le corps de ballet de l'Opéra de Paris!
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Un ballet historique
Par Claire Maingon
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Si vous avez réussi à avoir des places, on peu dire que vous êtes balèzes, ou que vous avez du bol...ou que vous avez une tante qui bosse à l'Opéra Garnier. En effet, qui ne se damnerait pas pour aller voirs le magnifiques ballet programmé jusqu'au 9 mai. Je veux dire THE balet : extraits de trois des plus grands chorégraphes du 20e siècle : Balanchine, Noureev et Forsythe. Voilà les trois phases du spectacles : Les quatre tempéraments, puis des extraits de Raymonda et on termine sur le sublime Artifact suite.
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Une pièce à mourir
Par Claire Maingon
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Voilà une pièce terrible, écrite par la sans doute non moins terrible Sophie Tonneau. Elle pore le titre ravageur "Je serai toujours là pour te tuer". Inquiétant et un peu flippant. J'ai une copine qui a adoré cette accroche. Il s'agit de ce que l'on pourrait qualifier de comédie dramatique qui nous raconte la troublante hitsoire d'Helen, partie se morfondre à la campagne. Comme dans un pact faustien, elle engage un voyageur au long cours, Simon...une histoire d'amour nait, et emporte tout sur son passage. Ennui, frustration, suicide..Cette pièce décape sans vergogne les clichés de la solitude. Ou commentdemander à un tiers de mettre un terme à votre calvaire, si vous ne pouvez rien faire pour vous sauver vous-même.
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Où le bonheur commence
Par Claire Maingon
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Encore quelques jours pour faire de la philosophie au Théâtre de Bobigny avec Le commencement du bonheur, une pièce de l'auteur italien Giacomo Leopardi. Mais c'est aussi un petit bijou de poésie et dont l'objectif est de rire. Leopardi, ce n'est pas rien. Il est sans doute l'un des plus grands écrivains italiens du 19e siècle, dont toute l'oeuvre est d'ailleurs accessible puisque traduite en français. La pièce met en scène un philosophe, personnage qu'il est relativement rare de trouver sur des planches. Huit jeunes comédiens animent une fantasmagorie qui n'hésite pas à faire appel à une vaste machinerie digne du Roi Soleil. Le sujet est pourtant grave : la mort, ou le passage de la vie. Ce n'est pas pour rien que cette pièce a été écrite par Leopardi une nuit d'insomnie.
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Sur le Tarmac
Par Claire Maingon
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Le Tarmac, à la Villette, présente jusqu'au 19 avril une pièce théatrâle d'Haïti intitulée simplement Amour. Amour...un mot simple qui contient tant, qui décrit si mal la variété des sentiments, si imparfait et si parfait à la fois. Cette pièce est une adaptation issue du roman de Marie-Vieux Chauvet, adapté par José Pliya et mis en scène par Vincent Goethals. Il nous conte l'histoire de deux soeurs réunies par l'amour d'un homme, mari et amant de l'une et l'autre. Histoire de triolisme? Sans aucun doute, mais sentimental. La question de l'inacessible, la quête de l'absolu, de la dépendance affective. Voilà tous les ingrédients ensmeble pour une pièce signifiante. Le roman originel, publié en 1968 sous le titre de Amour, Colère et Folie, avait jeté le fou aux poudres. Il faut dire que dénoncer la dictature de évoquer la sexualité féminine en Haïti sous Duvalier, voilà qui était audacieux.
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Phèdre aux Amandiers
Par Claire Maingon
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Phèdre est une figure féminine emblématique et signifiante de la tragédie grecque. C'est dans le texte de Sénèque qu'elle est interprétée jusqu'au 17 avril au Théâtre des Amandiers, dans la bonne ville de Nanterre. Phèdre, c'est l'histoire d'une femme qui fait face à son destin, destin funeste s'il peut en aller autrement. Mais restons optimiste. La mort est aussi libération? A l'instar de sa mère, Phèdre se lance dans un amour d'une bien triste destinée. Amoureuse d'Hippolite, dont sa nourrice tâche de la détourner, elle met tout en oeuvre pour le conquérir. Face à son refus, elle décide de se laisser mourir et l'annonce à Thésée, revenu des enfers. A la fin, tout le monde meurt. Réjouissant. En même temps, c'est une tragédie.
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La danse japonaise contemporaine à Paris
Par Claire Maingon
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Le théâtre contemporain japonais, voilà un monde qui - personnellement - m'est totalement étranger. Enfin, l'occaasion me sera donné d'en prendre connaissance grâce aux représentationsqui sont programmées du 17 au 19 avril à la Maison de la Culture du Japon à Paris. Il s'agit d'un spectacle intitulé Exchange, comme la promesse d'un dialogue entre deux univers si géographiquement lointains. Aux manettes, on trouve la metteuse en scène Shirotama Hitsujiya et sa conception très personnelle de la scène et de l'expression corporelle. Le dialogue, ici, sera réduit à son minimum. Mais l'image joue un rôle de premier plan, au travers de la présence sur les planches de la vidéo. La musique, bien sûr, accompagne l'ensemble. Elle est ici minimaliste et confiée aux bons soins de Kazumasa Hashimoto. Mais, c'est la danse qui concentre l'attention. Aux commandes, un performer du collectif Dumb TYpe et une danseuse de réputation internationale.
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Le jeune prince et la vérité
Par Claire Maingon
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C'est le titre un peu ésotérique, comme pourrais l'être un livre de Coelho, d'une pièce Jean-Claude Carrière, au Studio théâtre de Stains, mise en scène par Marjorie Nakache. Jusqu'au 19 avril, vous pouvez embarquer à bord de navettes gratuites mises à votre disposition au départ du métro Porte de la Chapelle. Mais revenons au plus important: l'histoire. Il s'agit de celle d'un jeune prince désirant épouser une jeune paysanne. Une histoire de lutte des classes, donc. Pas vraiment, plutôt une histoire de connaissance supérieure. Le père de la jeune femme refuse en effet sous le prétexte que ce prince - tout prince soit-il - ne connait pas la vérité. Il devra partir à la recherche de cette vérité pour espérer conquérir celle qu'il aime. L'amour sera-t-il assez fort pour le conduire dans sa quête? Réponse sur les planches.
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Rilke en libre accès
Par Claire Maingon
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Ah, Rilke! Ceux qui aiment peuvent se rendre à la crypte du Martyrium Saint-Denis (théâtre du Regard) pour assister à la représentations des Impressions de Paris et des extraits des Cahiers de Malte, jusqu'au 13 avril. Vous aurez plaisir à redécouvrir ce poète né à Prague et de langue allemande, aussi célèbre que Goethe, dont la vie ne fut pas un poème. Exilé volontaire, SDF de son temps, Rilke a sillonné l'Europe en traversant les grandes tragédies de la première moitié du 20e siècle. Fasciné par Paris, Rilke a consigné ses impressions de voyage dans ses Cahiers de Malte Laurids Bridge qui retranscrivent sa vision désabusée et nocturne de l'impossible condition humaine. Chaque lecture est une expérience riche de sens et de ressentis.
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Les Ballets d'Europe à Paris
Par Claire Maingon
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Voilà un autre très beau rendez-vous de danse pour lequel je vous conseille de réserver dès maintenant, toujours dans la bonne salle du Théâtre du Châtelet, avec ses tarifs modiques et sa bonne visibilité, même à petit prix. Il s'agit de Mireille, un ballet fort connu de Frédéric Mistral et de Charles Gounod. Il sera ici interprété par la troupe du ballet d'Europe qui se caractérise - comme on aurait pu le déviner - par la diversité des origines de ses membres. C'est donc un produit 100% européen. Mais c'est la première fois que cet ensemble se produira sur les planches parisiennes.
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Contes russes pour enfants
Par Claire Maingon
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Dans l'imaginaire des enfants, la Russie est un bien loin pays, un pays de neige et habité de légendes polaires. Moi, j'imaginais des princcesses emmitouflées, des chateaux perdus dans le fond des contrées. Justement, c'est d'un vieux château dont il est question dans le très joli spectacle clowenesque qui est actuellement mis en scène au théâtre de l'Etoile du Nord sous le titre de Rousslan et Ludmilla. Cett création est à destination du jeune public et l'histoire est tirée d'un roman de Pouchkine. C'est le temps du mariage, celui de Rousslan et de Ludmilla, dans une fête exceptionnelle. Mais la magie des contes fait disparaitre la bienaimée au moment crucial du baiser. L'histoire sera celle de la quête pour la retrouver.
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Dialogues d'exil
Par Claire Maingon
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Bertold Brecht, de nouveau, au coeur d'une mise en scène présentée au Théâtre Gérard Philipe de Saint-Denis. Il s'agit de ses dialogues d'exilés, dans une mise en scène signée Valentin Rossier, avec Jean-Quentin Châtelain. La pièce sera jouée du 10 au 30 mars, c'est donc le moment rêvé pour réserver vos billets dans les enseignes habituelles. Ces dialogues mettent en résonance un ouvrier et un physicien, réunis au buffet de la gare d'Helsinki pour discuter de leur vie, à perdre haleine. Dialogue haletant et fumeux, mêlant humour et tragédie, et faisant place à des visions très personnelles de la politique de leur temps. Unis dans un moment d'amitié fugace, les deux hommes se livrent sans complaisance.
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Galilée and Co
Par Claire Maingon
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Du 27 mars au 18 avril, le théâtre de l'Odéon propose à l'affiche un spectacle autour de Galilée, vous savez le même qui s'était fait attrapé pour avoir dit que la terre était ronde. Le malade! Cette création signée Jean-François Peyret se joue avec la délicieusement rauque Jeanne Balibar. Le propos nous plonge au coeur de la carte du monde, de la science et de ses limites dans une vision humaniste. En explorant les dessous de la passion de la connaissance, il s'agit d'une pièce ouvertement anti-conventionnelle, très libre, qui interprète la vie de Galilée. Elle ne retient de la pièce de brecht qu'une certaine poésie, par l'entremise de la voix de la fille du scientifique mathématicien, Virginie, qui mêle scepticisme et élucubrations modernes. Une rencontre aura lieu avec le metteur en scène le 9 avril, à l'issue de la représentation.
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En Forces
Par Claire Maingon
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Vite, Vite...plus que quelques jours pour réservez vos places pour le spectacle joué actuellement au Théâtre National de la Colline, qui porte un bien joli nom. Ce spectacle, c'est Forces 1915-2008. Qu'est-ce? Je vois, vous êtes intéressés et un peu pressés. Ok, OK? J'annonce la couleur donc. Forces, c'est un texte. Celui de August Staamm, avec notamment parmi les acteurs Gaël Baron et Elisabeth Doll. Il s'agit ni plus ni moins, chers lecteurs, d'un dyptique berlinois datant de 1915 mais revisité à la lumière de notre 21e siècle, qui en vaut bien un autre soit-dit en passant. Voici le pitch : "Dans une chambre : Elle, Lui, Amie et Ami, pris dans une collision d'affects et de situations inexpliquées".
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Les ballets de Lorraine au balcon
Par Claire Maingon
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Si vous n'arrivez jamais à avoir de places pour aller à l'Opéra Garnier, ou que les tarifs vous paraissez excessifs, optez pour le théâtre du Châtelet qui a une très belle programmation. Il est alors temps de réserver vos places pour le prochain spectacle de danse, ces 4 et 5 avril prochains : les ballets de Lorraine sont invités et ils proposent une double lecture de l'oeuve de Stravinsky, Noces. La chorégarphie qu'adoptera le corps de ballet est celle de Nijinska, telle qu'elle fut créée en 1923. Elle apparait déjà comme parfaitement inscrite dans l'histoire de la modernité, avec une grande liberté donnée à l'expression du corps. Hunt ouvrira le bal, en donnant une version promise "hallucinante" du Sacre du Printemps, un morceau d'anthologie.
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Croque-Monsieur
Par Claire Maingon
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Hier après-midi, j'ai fait une sortie théâtre, théâtre de boulevards pour aller voir Croque-Monsieur. C'est une comédie divertissante avec, dans le rôle titre, Isabelle Mergaux et plusieurs seconds rôles dont les visages ne nous sont pas étrangers. On est ici au théâtre des Variétés, mais sur scène, le décor est années 70. Il faut dire quye c'est feu Jacqueline Mailland qui a donné au personnage de Coco ses lettres de noblesse. Et, bien qu'Isabelle Mergaux soit excellente, il faut convenir que sa voix fatigue même les spectacteurs les plus bon public. Sinon, elle a une p^che d'enfer et un corps de rêve. On passe un bon moment mais la pièce demeure un peu lognue, surtout avec les passages chantés dans le dernier acte qui, franchement, est de trop.
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Ionesco chez Louis Jouvet
Par Claire Maingon
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Si vous aimez Eugène Ionesco et son monde de l'absurde qui révèle, en grossissant, les travers de nous autres, c'est le moment de réserver vos places au théâtre de l'Athénée Louis-Jouvet. Pourquoi? Parce qu'on y joue en ce moment et jusqu'au 13 avri deux pièces courtes : La soumission et L'avenir et dans les oeufs. Un programme fécond, s'il en est. La mise en scène est signée Laurent Pelly. Les deux opus mettent en scène le personnage de Jacques, lequel refuse d'épouse Roberte (on comprend sa réticence). Celle-ci a pourtant trois beaux nez, et des mollets qui préparent divinement les meilleurs oeufs, sans compter les biftecks qui pleuvent. Datées de 1955, les deux pièces ne sont pas datées pour autant, ni périmées. C'est un régal. Et puis ça change de la Cantatrice chauve...
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Succès et déchéance
Par Claire Maingon
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Il reste encore quelques ates pour aller voir The Rake's Progress, cet opéra célèbre d'Igor Stravinsky donné à l'Opéra Garnier. Une amie y est allée, elle m'a dit que le livret était difficile à comprendre mais que la mise en scène était remarquable. On rapellera ici que l'histoire est celle d'un libertin vivant à Londres au 18e siècle, qui connut une fomidable asciension avant de tomber dans la déchéance. Un peu comme Barry Lindon, quoi. Ce qui est intéressant est de savoir que cette histoire a été ispirée à Stravinski par la vue de tableaux de Hogarth qui dépeignent les moeurs de la haute société anglaise de la fin de la période baroque. Avec cet opéra, Stravincki a connu un grand succès dans les années 1950 et figure au nombre des grands classiques du 20e siècle.
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Jonglage on ice
Par Claire Maingon
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Du 31 mars au 6 avril, le théâtre de la cité internationale propose un spectacle de cirque qui est une création de Philippe Ménard. Le titre, P.P.P. est assez énigmatique. Il se décrypte de la façon suivante : position parallèle au plancher. C'est l'expression d'un rêve que nous allons regarder, celui d'un homme qui avait rêvé dans son enfance de jongler avec des boules de neige dans Holiday on Ice. C'est le même Philippe Ménard qui mène l'interprétation de cette pièce qui s'adresse autant aux enfants qu'aux adultes. Cet artiste est jongleur de formation, mais également danseur et mime. Il a crée sa propre compagnie, baptisée Non Nova, et est consacré sur la scène internationale où il se produit depuis plusieurs années maintenant.
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Kant et la poèsie de l'univers
Par Claire Maingon
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Pour les petits et les grands, le théâtre Bretigny du Val d'Orge propose à l'affiche le 21 mars 2008, à 20h30, une pièce du poète Jon Fosse sur la philosophie de Kant. La mise en scène est signée Etienne Pommeret. C'est l'occasion de mettre un pied dans l'univers réputé complexe du philosophe. Il s'agit de l'histoire de Kristoffer, un jeune garçon de huit ans, qui pense à l'univers et essaie de comprendre ses limites. Vaste question que nous nous sommes tous posés un jour, sans réponse, et parfois avec une forme d'anxiété découlant de la prise de conscience du caractère insaisissable et étrange de l'existence des choses. Si l'univers à une fin, quelle est-elle et où se trouve-t-elle?
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Cannibales sur les planches
Par Claire Maingon
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Cannibales. C'est un peu inquiétant comme titre. C'est pourtant celui qui met en scène un couple. Il s'agit du troisième volet d'une forme de trilogie de Ronan Chéneau et David Bobee. Ces deux auteurs sont des enafnts de la génération 68 et il s'interrogent sur ce qu'est devenu pour eux le couple et l'amour. Au sein du groupe Rictus, voilà cinq ans qu'ils analysent ce désenchantement en partant de situations intimes. la lumière et le son occupent une place très importance dans ces mises en scènes. Le spectacle est assez dramatique, puisqu'il commence ni plus ni moins que par un suicide. Celui de ce couple avec lequel nous allons remonter dans le temps. C'est une progression temporelle très originale et qui ménage un bon rythme.
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A Table!
Par Claire Maingon
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A Table! Qui n'a pas déjà entendu ce cri de ralliement maternel et familial? C'est le point de départ, ou en core une partie du titre du spectacle qui se trouvera à l'affiche du Théâtre de l'Ouest parisien (Boulogne-Billancourt) dans quelques jours, du 18 au 30 mars. Et l'auteur de cette farce "Les garçons et Guillaume, A Table!" n'est autre que Guillaume Gallienne, qui est également l'acteur en scène. Ce sociétaire de la Comédie-Française a momentanément quitté le cercle de l'élite théâtrale pour camper des personnages moins historiques que ceux des pièces de Molière ou de Racine. Ici, il incarnent plusieurs protagonnistes qui finieront par ne former qu'un seul et même personnage.
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Un bien joli conte d'hiver
Par Claire Maingon
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La compagnie La Vitrine nous propose un bien joli conte au Théâtre Jean Arp, le Conte d'Hiver de William Shakespeare, l'une des pièces les moins connues du dramaturge anglo-saxon. La mise ens cène est signée Jacques Osinski. Sa troupe de jeunes comédiens donne vie à cette tragi-comédie qui met en scène la jalousie maladive d'un roi qui peut conduire son royaume au désastre. Ou quand les passions de l'âme se répercutent sur les devoirs de l'homme de droit. Cependant, la magie du conte donne une dimension ésotérique et assez symboliste à ce propos trivial.
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Monstrueuse guerre?
Par Claire Maingon
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Au Funambule, on aime bien les pièces atypiques. Et notamment pour le jeune public. A partir du 22 mars et jusqu'au 25 juin, vous découvrirez Les Monstres, une pièce de Roland Dubillard mis en scène par Prune Lichtlé, une connaisseuse de l'art dramatique. . Cette pièce ne date pas d'hier..mais de 1947. C'est donc qu'elle est indémodable. A la fois divertissante et festive, elle raconte sous le mode de la métaphore l'histoire de la guerre. Ce qu'est la guerre, avec sa part de violence et de cruauté. Les hommes sont des loups pour l'homme, ainsi que le dit l'adage populaire. Cette pièce est souvent jouée dans les théâtres parisiens, elle le fut notamment en 2000 au Café de la Gare, ou plus récemment au Lucernaire en 2006.
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L'afrique béninoise racontée aux enfants
Par Claire Maingon
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Parents du week-end, en mal de trouvailles pour partager de bons moments de détente avec vos jeunes enfants, rassurez-vous. Vous pouvez compter sur la programmation du théâtre Dunois. Cette fois, les deux pièces musicales et dansées qui occuperont les planches à partir du 12 mars s'adressent à un public de 7 ans et plus. Donc, vous êtes manifestement concernés. Leur titre ? ""On en est où là?" et "Ekblé Makou ! ". C'est la compagnie franco-africaine Fabre-Senou qui est au commandes. L'Afrique est au coeur de cette mise en scène, avec la présence de 3 danseurs béninois. Ekblé Makou signifie dans la langue béninoise: Ca passe ou ça casse. Il s'agit de réveiller le coprs du danseur, comme sorti du tréfonds des âges. La danse s'envisage comme création harmonique.
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Danse démoniaque de la femme
Par Claire Maingon
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Si j'avais bien envie d'aller voir un spectacle de danse contemporaine, je pense que j'opterais pour l'affiche de la compagnie Camille M. Le show s'intitule L'Altra, Senza luna. La chorégraphie est siglée Christine Merli. C'est au Sudden Théâtre, dans le 18e arrondissement. Le thème est celui du duo féminin. Comme une femme qui endosserait un costume trois pièces, il s'agit ni plus ni moins du sujet de la transposition du masculin au féminin. Une forme de dialogue des sexes qui passerait par la femme. Mais en version fantasmagorique. On est dans le monde parrallèle du rêve. De cette confrontation se dégage une certaine violence, exprimée par la danse, par l'expression des corps. "Perversité démoniaque de l'ange séxué", nous promet le spectacle. Et quelle promesse, mes amis, quelle promesse. On réserve sans tarder.
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Danse, chant et labyrinthe à Nantes
Par Claire Maingon
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J'aime beaucoup la ville de Nantes, il s'y passe toujours des tas de manifestations, de festivals de danse te de musique. On peut déjà réserver ses places du 6 au 9 mars pour Le Labyrinthe et Androgynes, une création du centre chorégraphique national de Nantes. Il s'agit de deux pièces, ou plutôt deux chorégraphies qui porte sur la rencontre. La rencontre est une forme de métamorphose, comme la sortie d'une chrysalide. Elle nous permet de découvrir des facettes inédites de nous-mêmes, d'aller à notre propre rencontre en même temps que vers l'autre. La danse, plus qu'un autre art, permet d'exprimer ce mouvement du corps qui sait aussi devenir un mouvement de l'âme.
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Massive attaque de Camille
Par Claire Maingon
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Camille attaque, Camille fait mal au point Virgule. Camille, c'est Camille Chamoux. Elle nous propose un one woman-show décapant qui revisite sa vie, façon sketchs. 27 ans tout rond, c'est le bon âge pour monter sur les planches. Les critiques sont excellentes. Celle qui se présente comme hypocondriaque, paranoïaque...et érotomane a rallié les spectacteurs à sa cause. Cette jeune femme pleine d'énergie est connue pour avoir été chroniqueuse de l'Edition Spéciale sur Canal Plus. Son spectacle, c'est les tribulations d'une trentenaire névrosée dans la jungle urbaine, dixit le petit flyer de présentation. Bonne augure.
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L'Ecole des femmes
Par Claire Maingon
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Je sors ce soir du théâtre de l'Odéon, où j'ai vu une pièce qui attire le Tout-Paris : l'Ecole des Femmes, avec le célèbre acteur Daniel Auteuil. A ses cotés, sont réunis d'excellents comédiens, notamment Stéphane Varupenne, de la Comédie-Française. Les costumes sont bien mais la mise en scène ne nous a pas tellement séduite, mon amie et moi. Les décors sont un peu tristes, malgré leur mobilité. Cela manque de joie de vivre. Et les éclairages ne sont pas tellement réussis. Bien sûr, on reste en admiration devant la performance des acteurs, qui est de très bon niveau. Mais la pièce comporte quelques latences, des moments où on pique un peu du nez. Est-ce dû au texte en lui-même? Il est vrai que cette pièce n'est pas forcément la plus drôle de Molière.
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Dans le frigo
Par Claire Maingon
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Voilà une création théâtrale originale pour les enfants, et rafraîchissante : ce sont Les habitants du frigo, un conte mettant en scène des marionnettes réfrigérées sur les planches du théâtre de la Jonquière. Stéphanie Fumex est l'auteur de ce joli moment à passer entre petits et grands, assuré par la compagnie des Fruits Défendus. Les critiques sont bonnes en engageantes. "Que se passera-t-il le jour où la porte du frigo s'ouvrira et que le petit monde de derrière la porte du frigo s'animera?". On imagine force légumes et surgelés se donnant à plaisir d'exprimer leurs humeurs, leurs rêves. Les noms des personnages sont amusants : The Roosbeef, le bout de saucisse, Mo'sieur Thon...Il y en a pour tous les goûts. Et ca donnera peut-être même envie à vos enfants de manger certains plats auxquels ils sont refractaires!
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Fais nous mourir de rire, ged!
Par Claire Maingon
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Ged Marlon est un humoriste au goût du jour, dont on entend parler. Il se retrouve en solo sur les planches du Théâtre du Petit Montparnasse. Cet auteur et comédien allie le verbe au geste, si l'on peut dire, ne s'économisant guère. A la fois drôle et intelligent, son one-man show est l'un des bons rendez-vous de ce début d'année, si vous aimez passer un moment à rire au théâtre. Seulement, faudra faire preuve de flexibilité, car l'humoriste ne ménage guère les esprits cartésiens ou bornés. En phase avec la société actuelle, Ged Marlon nous offre une amusante réflexion sur des sujets aussi chauds que la dette extérieure de la France ou l'angoisse du célibataire qui se veut célibatant. Il mélange les références et les mondes, verse volontiers dans l'absurde qui, comme chacun le sait, est ce qu'il y a de plus drôle.
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Tchekhov pour la Saint-Valentin
Par Claire Maingon
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Bon, OK, c'est la Saint-Valentin. C'est vrai que la date était toute trouvée pour jouer sur les planches du théâtre 13 deux comédies en un acte de Tchekhov : l'ours - la demande en mariage. La mise en scène est signée Bneoit Lavigne. Parmi les comédiens, on retrouve Estelle Kitzis, Lauriane Lacaze ou encore Stepehn Szekely. L'histoire de l'ours, c'est celle d'une veuve éplorée qui s'engage dans un duel amoureux avec un officier d'artillerie. Quant à la demande en mariage, elle met aux prises un vieux garcçon hypocondriaque et sa voisine, au travers d'une demande en mariage qui tourne au vrai match de boxe. Reflexion sur la nécessité supposée du mariage, cette mésaventure vous fera bien rire. C'est le but.
Voir aussi : Arts de la scène
Marie Mengès secoue dur
Par Claire Maingon
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Elle a un corps de rêve, digne d'une starlette d'Hollywood: c'est la belle Marie Mengès, que l'on se dépêchera de retrouver sur les planches de la maison des métallos, ce nouvel établissement culturel de la Ville de Paris. En effet, la pièce qu'elle joue - et qui est écrite par elle - ne dure que jusqu'au 16 février. C'est Secousses internes. Il s'agit d'un monologue, mais pas embêtant pour un sou, comme peuvent l'être certains monologues ressemblant à de longues tirades expirantes. Le corps - donc celui de la divine Marie Mengès - est au coeur de ce texte. On ne sait plus trop ou donner de la tête et notre raison est mise en boîte. On ne sait pas si la belle nous raconte sa vie ou nous fait tourner en bourrique.
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Apéro indie au Divan du monde
Par Claire Maingon
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Réservez impérativement votre soirée du 21 février (c'est un jeudi) pour l'apéro Indie du Divan du monde. Un super moment à passer, en entrée libre, à partir de 19 heures. On pourra écouter trois sets mixés par des Dj's du moment : tout d'abord, KIT qui propose une pop ludique et acidulée que certains compareraient sans rougir à Broadcast ou Blonde Redhead. Ce quatuor a reçu plusieurs sélections et prépare actuellement sa démo en live. Viendra ensuite le tour de Gloria, et sa pop élégante et sexy. Ce duo formé par une canadienne et un lyonnais ont déjà un disque à leur actif, Music for unknown people. Quant à la fin d'apéro, elle sera assurée par l'inégalable Panda qui mixe Pop'n'roll, post country et heavy blues. Yes
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Tout est dans le détail
Par Claire Maingon
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On sait bien que la vie est faite de détails, ce sont souvent les petites choses qui font toute la différence dans le quotidien. Ces petits détails, c'est justement le sujet d'une pièce qui se joue actuellement, et depuis peu, au Théâtre Ciné 13, dans le quartier des Abbesses. Le texte est signé Gérard Aubert, et la mise en scène Ladislas Chollat. Dans le rôle principal, vous reyrouverez la délicieuse Catherine Cyler. C'est l'histoire de la vie ordinaire d'une femme, mère au foyer, avec ses deux enfants, et dont c'est l'anniversaire. RAS en apparence, mais une souffrance qui se dessine derrière la façade bien lisse.
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Tête chercheuse
Par Claire Maingon
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La Chercheuse d'Or, c'est le titre d'une pièce sympathique que nous joue en ce moment le Théâtre Le Funambule, à Montmartre. C'est un peu notre Bridget Jones à nous, cette tête chercheuse, sauf que c'est pas l'amour qu'elle attend, c'est un job. L'ANPE est l'un des principal protagonniste de cette pièce décapante. Cette femme, parée d'une robe fuschia, offre un monologue musical et parfaitement original. Les répliques tapent dans le mille, fusent et font rire...tout en évoquant un sujet grave : celui de la recherche désespéré d'un emploi, c'est à dire d'une place dans la société. Le problème, c'est que notre chercheuse d'or, c'est pas un job au monop' dont elle rêve..mais de devenir une chanteuse américaine. Pas simple à trouver comme emploi.
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Garouste, peinture et théâtre
Par Claire Maingon
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Gérard Garouste a beau être un peintre de talent, il n'en est pas moins un auteur de théâtre. C'est ce que vous pouvez vérifier actuellement en réservant vos places pour Le classique et l'indien, inspirée du Quart-livre de Rabelais. Garouste est sur scène, avec Denis Lavant, au Théâtre du Rond-Point. Mais la pièce, écrite avec Jean Calmettes, date de 1977. Bien entendu, cette pièce qualifiée par leurs auteurs de "drolatique" parle de peinture et d'art. Il faut dire Garouste connait bien les planches et l'univers du théâtre car il fut scénographe durant un temps. L'idée, c'est de s'amuser en disgression sur l'image au travers de deux hommes qui représentent les deux faces d'un même personnage, un peu comme Janus finalement.
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Biches, oh mes biches de mer
Par Claire Maingon
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Génial le spectacle qui se jour actuellement à l'Etoile du Nord sous le titre volontiers provocateur de Enrageons-Nous!. Les textes,les musiques et les orchestrations sont signés Les Biches de mer. Il s'agit, pour être plus précise, d'un cabaret-concert plein de musiques originales, qui empruntent à la gouaille populaure, en racontant l'histoire diablement pathétique mais attachante d'un comptable au bout du rouleau. Les Biches de mer sont une sorte d'ovni sur la scène française, avec leur répertoire complètement inclassable. Les cinq artistes qui les composent ont une pêche d'enfer. C'est profondément jubilatoire et on sent que tout part d'un rêve fait ensemble. La musique puise ses influences autant dans le jazz, le funk, le rock que la pop. Humour et dérision sont toujours de la partie.
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L'envol : un beau spectacle pour enfant
Par Claire Maingon
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Jusqu'au 3 février, le théâtre Dunois (qui est réservé à l'enfance et la jeunesse) présente une pièce intitulée En vol. Elle est l'oeuvre de la sympathique compagnie Marmite Production et Cie. Le spectacle est placé sous les auspices de Goethe, ce qui n'est pas rien. "Quel désir je ressens de me précipiter dans l'espace infini et de voler au dessus des abîmes effroyables". C'est donc d'une histoire d'embarcation dans un voyage dont il est question dans cette pièce qui est aussi un conte musical. Le thème de cette ode est celui de l'envol, métaphore aussi de ce moment où l'on quitte l'enfance pour s'envoler vers sa vie d'adulte, où l'on quitte le foyer familial. Ne dit-on pas d'un jeune qu'il "a pris son envol"? A découvrir pour un public à partir de 6 ans et plus.
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Genèse: Le retour
Par Claire Maingon
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Voilà une toute nouvelle pièce de théâtre musicale qu'inaugure le Théâtre de la Cité Internationale (75014 Paris). C'est un opus signé de l'auteur russe Ivan Viripaev et Antonina Velikanova. La mise en scène revient au bulgare Galin Stoev. Le titre? Genèse n°2. Ce spectacle est en réalité la suite d'Oxygène, une pièce qui interrogeait le sens du monde moderne pour les jeunes générations en quête de spiritualité et de sens. C'est l'histoire d'une jeune femme femme internée dans un hôpital psychiatrique de Moscou et qui découvre la véritable nature du théâtre dans ses lectures shakespeariennes. La grande force de cette pièce, c'est le mélange des genres et des écritures. On est à la fois dans le récit théâtral, mais aussi la lecture de lettres, la déclamation de poèmes. Un vrai travail d'orfèvre. Une rencontre est prévue avec les artistes le 31 janviern, et une conférence psy autour de la pièce le 4 février à 18 heures.
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Le New Morning, centre musical du monde
Par Claire Maingon
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La salle Le New Morning propose du 31 janvier au 9 février le Festival Au fil des Voix. C'est un rendez-vous des Musiques du Monde à Paris. Vous pourre venir y écouter plusieurs concerts tels que Marie-Christine Barrault et les Cheminari, un ensemble de poésie et musiques persanes. Ou pourquoi pas les Chants courtois du Japon, ou encore Liu Fang, une virtuose de la musique chinoise. C'est bien, car cela donne l'occasion de découvrir des voix que l'on connait mal en France. Par exemple cette dernière, Liu Fang, eh bien c'est un soliste joueuse de Pipa (pas de pipo), un luth traditionnel. Primée dans des grands concours musicaux internationaux, cette belle jeune femme a déjà une magnifique carrière à son actif.
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Les Grands ballets de Montréal arriveront à Paris
Par Claire Maingon
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Il faudra réserver dès maintenant, même si c'est pour l'été : il s'agit de la 4e édition des étés de la Danse de Paris. En 2008, la troupe invitée sont les prestigieux Grand Ballets Canadiens de Montréal. Les représentations sont prévues du 9 au 29 juillet. 3 semaines de résidence dans la capitale où ne seront totalisées pas moins de 16 représentations. Cette compagnie est la première en provenance du Canada à avoir été conviée pour ce grand festival de la danse, d'ampleur internationale. Ce ne sera pas pour nous déplaire. Sachez qu'il s'agit d'un compagnie très active...et qui recrute en ce moment des chorégraphes. Un grand concours est lancé pour 2008. Alors, si vous vous sentez l'âme d'un Béjart (si tu nous entend), pas d'hésitation à avoir.
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Petit Shakespeare entre amis
Par Claire Maingon
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Non, Hamlet n'est pas mort. Non, Macbeth n'est pas mort non plus...La preuve, ces personnages mythiques et symboliques sont les protagonnistes d'une nouvelle pièce montée au théâtre de Nesle : Shakespeare, crime et pouvoir. En fait, c'est donc carrément le théâtre shakespearien qui est vivant. Pouvait-on en douter? Il s'agit de lecture d'extraits de pièces parmi les plus célèbres du dramaturge anglo-saxon et qui entretiennent tous un lien avec la thématique du pouvoir et de la domination des puissants. Faut dire qu'à l'époque où vivait Shakespeare, le pouvoir politique était entre des mains de fer. Mais, de toute manière, la question des jeux de pouvoir est toujours d'actualité et le sera toujours. Dès l'instant où deux esprits, deux êtres sont en présence, il y a nécessairement des rivalités et des dominations inconscientes.
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Un air de famille sur les planches
Par Claire Maingon
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Tout le monde connait l'excellent film du couple Bacri-Jaoui, avec la géniale Catherine Frot : Un air de famille. Ca avait fait un vrai tabac, si vous vous souvenez bien. Pour les nostalgiques, ceux qui n'ont pas de lecteur DVD, ou ceux qui aiment tout simplement le théâtre, réjouissez-vous. En ce moment, cette histoire fait l'objet d'une mise en scène au théâtre l'Essaion (métro Châtelet). C'en est déjà à la 100e représentation. Donc il ne faut pas tarder du tout (jusqu'au 27 janvier). Foi de taximan (celui qui m'a fait prendre connaissance de ce spectacle), il semble que ce soit très réussi et très drôle. Certains même avancent que la pièce vaut le film.
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Nuits chaudes à Bagdad
Par Claire Maingon
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Où sont passées les mille et une nuits? Pas si loin d'ici, au théâtre Firmin Géminer/La Piscine, à Antony. Voyez que ce n'est pas très loin. Il s'agit d'un spectacle que l'on jugera sans doute magnifique, Nuits à Bagdad qui propose une ballade théâtrale, musicale et rêveuse dans le Bagdad d'aujourd'hui. Mais justement, y a pas un petit décalage entre le Bagdad d'aujourd'hui et le monde enchanteur des contes? C'est justement ce décalage qui propose de regarder en face l'auteur, Mohamed Kacimi. "A la lumière de la guerre actuelle en Irak, la figure de Shérérazade apparait soudainement, au delà des clichés folkloriques, comme l'incarnation même de celle qui fait acte de résistance par la parole". C'est la dimension de témoignage et de transmission qui est privilégiée dans ce spectacle à la fois émouvant et engagé sur le plan humaniste.
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Marivaux se dispute
Par Claire Maingon
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Marivaux est un auteur impitoyable, un vrai explorateurs des sentiments humains. Il n'a pas son pareil pour faire ressurgir les pires facettes de l'ego, notamment dans les relations amoureuses qui sont toujours complexes. Ses pièces sont généralement cruelles à l'image de la Dispute qui se joue actuellement sur les planches du Théâtre 13 (métro Glacière). La mise en scène est signée Filip Forgeau. On attribue à Marviaux l'ivention des pièces dites "les surprises de l'amour" puisque l'auteur a entreprise de se focaliser sur la nature du sentiment amoureux. Passion, trahison, séduction, ce sont les registres de l'âme humaine qui sont ici décortiqués. Auteur du début du 18e siècle, les terrains qu'il explore sont intemporels.
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Percussions galactiques et plus si affinités
Par Claire Maingon
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Sympa ce spectacle que je vous ai dégoté au Théâtre Douze - Maurice Ravel (métro porte de Vincennes). Du 16 janvier at 16 février, ce sont les Percussion galactiques. Très Star Trek comme concept, n'est-ce pas. Bon, en réalité et pour démystifier un peu l'affaire, il s'agit de six types qui tapent en rythmes sur des percus. C'est bourré d'énergie positives ce spectacle là, ça donne la pêche la frite, la banane. La lumière, maîtrisée de mains de maître, plonge le spectacteur dans un univers très dépaysant, c'est le cas de le dire.
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La princesse Kofoni enchante Pleyel
Par Claire Maingon
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