Un Coen sanglant et longuet
Par Claire Maingon | (0) Commentaires
Hier soir, je suis allée voir le dernier film des frères Coen avec mon Dulciné. Le titre: No country for old men. La salle, aux Halles, était archi-bourrée. Pas mal, mais un peu long, selon Dulciné. Je partage son opinion, et nous étions tous deux d'accord pour dire que les acteurs sont tops. Vraiment. On a Tommy Lee Jones qui, comme le remaquait Dulciné, joue toujours le même rôle. Mais il le fait tellement bien en même temps, celui du flic. Préparez vous à voir le sang couler car c'est une histoire bien ficelée autour d'une malette remplie de billets, récupérée par un brave type malin et pas né de la dernière pluie, et d'un grand malade mental qui massacre avec une arme radicale ceux qui se mettent sur le passage entre lui et le fric. Vous suivez? De toute façon, les frères Coen n'ont pas besoin de faire un dessin. Money is Money. C'est moi que le dit, pas Dulciné.
Voir aussi : Cinéma
Lire la suite "Un Coen sanglant et longuet"
Petit Shakespeare entre amis
Par Claire Maingon | (0) Commentaires
Non, Hamlet n'est pas mort. Non, Macbeth n'est pas mort non plus...La preuve, ces personnages mythiques et symboliques sont les protagonnistes d'une nouvelle pièce montée au théâtre de Nesle : Shakespeare, crime et pouvoir. En fait, c'est donc carrément le théâtre shakespearien qui est vivant. Pouvait-on en douter? Il s'agit de lecture d'extraits de pièces parmi les plus célèbres du dramaturge anglo-saxon et qui entretiennent tous un lien avec la thématique du pouvoir et de la domination des puissants. Faut dire qu'à l'époque où vivait Shakespeare, le pouvoir politique était entre des mains de fer. Mais, de toute manière, la question des jeux de pouvoir est toujours d'actualité et le sera toujours. Dès l'instant où deux esprits, deux êtres sont en présence, il y a nécessairement des rivalités et des dominations inconscientes.
Voir aussi : Arts de la scène
Lire la suite "Petit Shakespeare entre amis"
Un air de famille sur les planches
Par Claire Maingon | (0) Commentaires
Tout le monde connait l'excellent film du couple Bacri-Jaoui, avec la géniale Catherine Frot : Un air de famille. Ca avait fait un vrai tabac, si vous vous souvenez bien. Pour les nostalgiques, ceux qui n'ont pas de lecteur DVD, ou ceux qui aiment tout simplement le théâtre, réjouissez-vous. En ce moment, cette histoire fait l'objet d'une mise en scène au théâtre l'Essaion (métro Châtelet). C'en est déjà à la 100e représentation. Donc il ne faut pas tarder du tout (jusqu'au 27 janvier). Foi de taximan (celui qui m'a fait prendre connaissance de ce spectacle), il semble que ce soit très réussi et très drôle. Certains même avancent que la pièce vaut le film.
Voir aussi : Arts de la scène
Lire la suite "Un air de famille sur les planches"
Mademoiselle Li vous attend pour le thé
Par Claire Maingon | (0) Commentaires
Envie de dépaysement pour trois fois rien et sans avoir besoin de prendre l'avion : Direction le Salon de thé de Mademoiselle LI, au Jardin d'Acclimation. Le seul train que vous pourriez avoir à prendre, ce serait le petit train qui conduit au parc et qui est tout mignon. C'est un endroit parfaitement insolite où l'on vous propose de déguster du thé de Chine selon le mode traditionnel. Le salon est installé dans un vaste entrepôt, et la décoration mérite vraiment le détour car il possède un charme asiatique très véritable. Des lanternes, des panneaux de bois et de laque. Tout est fait pour vous séduire mais surtout insuffler une sérénité.
Voir aussi : Insolite
Lire la suite "Mademoiselle Li vous attend pour le thé"
Nuits chaudes à Bagdad
Par Claire Maingon | (0) Commentaires
Où sont passées les mille et une nuits? Pas si loin d'ici, au théâtre Firmin Géminer/La Piscine, à Antony. Voyez que ce n'est pas très loin. Il s'agit d'un spectacle que l'on jugera sans doute magnifique, Nuits à Bagdad qui propose une ballade théâtrale, musicale et rêveuse dans le Bagdad d'aujourd'hui. Mais justement, y a pas un petit décalage entre le Bagdad d'aujourd'hui et le monde enchanteur des contes? C'est justement ce décalage qui propose de regarder en face l'auteur, Mohamed Kacimi. "A la lumière de la guerre actuelle en Irak, la figure de Shérérazade apparait soudainement, au delà des clichés folkloriques, comme l'incarnation même de celle qui fait acte de résistance par la parole". C'est la dimension de témoignage et de transmission qui est privilégiée dans ce spectacle à la fois émouvant et engagé sur le plan humaniste.
Voir aussi : Arts de la scène
Lire la suite "Nuits chaudes à Bagdad"
Sculptures en plein air à Mont-de-Marsan
Par Claire Maingon | (0) Commentaires
La ville de Mont-de-Marsan a inauguré à l'automne 2007 un nouvel état de son jardin Saint-Vincent. On peut y découvrir tout un ensemble d'oeuvre monumentales du 20e siècle installées à l'occasion de la manifestation Mont-de-Marsan Sculptures 7 - Paysages. Il s'agit des travaux de trois étudiants de l'Ecole d'Architecture et du Paysage de Bordeaux. Je trouve toujours plaisant de profiter des sculptures dans des installations en plein-air. Cela change de l'atmosphère feutrée des musées et galeries. La ville de Mont-de-Marsan a toujours été pionnière dans ce type de manifestation qui met l'art en scène dans l'espace urbain. Et c'est très stimulant de proposer à des jeunes de relever ce défi. Cela fait plus de huit ans que la municipalité organise ce genre d'expositions et il faut espérer qu'elle continuera par la suite.
Lire la suite "Sculptures en plein air à Mont-de-Marsan"
Marivaux se dispute
Par Claire Maingon | (0) Commentaires
Marivaux est un auteur impitoyable, un vrai explorateurs des sentiments humains. Il n'a pas son pareil pour faire ressurgir les pires facettes de l'ego, notamment dans les relations amoureuses qui sont toujours complexes. Ses pièces sont généralement cruelles à l'image de la Dispute qui se joue actuellement sur les planches du Théâtre 13 (métro Glacière). La mise en scène est signée Filip Forgeau. On attribue à Marviaux l'ivention des pièces dites "les surprises de l'amour" puisque l'auteur a entreprise de se focaliser sur la nature du sentiment amoureux. Passion, trahison, séduction, ce sont les registres de l'âme humaine qui sont ici décortiqués. Auteur du début du 18e siècle, les terrains qu'il explore sont intemporels.
Voir aussi : Arts de la scène
Lire la suite "Marivaux se dispute"
Percussions galactiques et plus si affinités
Par Claire Maingon | (0) Commentaires
Sympa ce spectacle que je vous ai dégoté au Théâtre Douze - Maurice Ravel (métro porte de Vincennes). Du 16 janvier at 16 février, ce sont les Percussion galactiques. Très Star Trek comme concept, n'est-ce pas. Bon, en réalité et pour démystifier un peu l'affaire, il s'agit de six types qui tapent en rythmes sur des percus. C'est bourré d'énergie positives ce spectacle là, ça donne la pêche la frite, la banane. La lumière, maîtrisée de mains de maître, plonge le spectacteur dans un univers très dépaysant, c'est le cas de le dire.
Voir aussi : Arts de la scène
Lire la suite "Percussions galactiques et plus si affinités"
La princesse Kofoni enchante Pleyel
Par Claire Maingon | (0) Commentaires
Demain, le dimanche 20 janvier, ne vous posez pas de question. Vous ne devez avoir qu'une seule chose en tête: foncer à la Salle Pleyel, et y être pour 11 heures. C'est l'heure à laquelle débutela représentation d'un conte musical de la plus belle facture, La princesse Kofoni, dont le livret est signé Ivan Grinberg et la musique Marc-Olivier Dupin. Ce spectacle a vu le jour en 2004, à l'Auditorium Saint-Germain. Il s'inscrit dans la politique de commande de contes musicaux pour enfants menée par l'Orchestre national d'Ile de France. C'est donc un spectacle pour enfants mais où les adultes sont les bienvenus...s'ils ont gardé leur âme d'enfant. On peut réserver au 01.43.68.76.00 ou sur le site www.orchestre-ile.com. La place n'est qu'à 8 euros!
Voir aussi : Arts de la scène
L'Abbaye d'Auberive et ses vitraux abstraits
Par Claire Maingon | (0) Commentaires
L'introduction de l'art abstrait dans les églises remontent aux années de l'après seconde guerre mondiale. Souvenez-vous d'Assy, cette première expérimentation qui avait réuni des artistes tels que Etienne Martin et Germaine Richier. On trouve beaucoup de vitraux abstraits dans les édifices religieux, et il est vrai que le caractère non-figuratif de ces réalisations convient parfois assez bien à la vocation au recueillement et à la prière, voire la méditation, que l'on associe au lieu de culte. Il arrive encore aujourd'hui que des artistes platiciens soient commandités pour des travaux de ce genre. Ainsi en fut-il de Gilles Audoux qui se vit confier les vitraux de l'Abbaye d'Auberive, dans le Nord-Est de la France.
Lire la suite "L'Abbaye d'Auberive et ses vitraux abstraits"

