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Mon Moulin Rouge et autres contes montmartrois
Par Claire Maingon le 23 mai 2007 | (0) Commentaires
Combien Paris compte-t-il de cabarets? Trop pour un seul homme. La capitale de la France a connu son heure de gloire du temps de la bohême, à la fin du XIXe siècle. Picasso et ses amis ont battu le pavé des "petites femmes de Pigalle", s'en sont jetés derrière la cravate au Chat Noir, au Lapin Agile. Naturellement, aujourd'hui les choses ont changé. La vie a changé, me direz-vous. N'empêche, le Moulin Rouge, mythique établissement, présente depuis 1889 le célèbre French cancan immortalisé par le peintre Toulouse Lautrec. Mais, comme le public, les danseuses viennent aujourd'hui des quatre coins du monde, pour le plus grand plaisir des yeux.
Le Lapin agile, quant à lui, est bien à l'abri sur les hauteurs de Montmartre, quelque part entre la butte et les vignobles. Il faut voir les photos anciennes pour constater à quel point la campagne à Paris a totalement disparu depuis les années 1960. Le Lapin agile, qui doit son nom à André Gill en 1875, est une maison rustique. Son enseigne représente un malicieux lapin sautant d'une casserole, peut-être pour échapper au civet. Apollinaire l'a fréquenté, Bruant y a chanté. C'est une institution qui n'a pas disparu. Mais tout se transforme. On y lit encore aujourd'hui de la poésie, on y accueille toujours des chansonniers à la voix qui porte. Le spectacle, avec dîner, est à 24 euros (17 pour les étudiants) mais faut aimer le style. Pour ceux qui veulent terminer la soirée dans un endroit vraiment pas banal peuvent finir aux Noctanbules, un bar où chante Pierre Carré, figure incontournable de la place PIgalle depuis 40 ans.
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